LA REGLEMENTATION THERMIQUE POUR L’HABITAT ANCIEN (RTE)
La RTE, lancée fin 2007, est destinée à rendre le parc des logements anciens, économe en énergie et pauvre en émission de gaz à effet de serre.
Le mode de rénovation va totalement évoluer vers une démarche globale sur les plans, économiques, techniques, énergétique de rejet de gaz à effet de serre.
Le retour sur investissement sera chiffré en prenant compte du coût global intégrant entre autres les travaux, les incitations fiscales et la réduction de la facture énergétique.
Propriétaires et locataires doivent revoir leur comportement pour contribuer à concilier efficacité énergétique et planète durable.
Dès 1973 et le premier choc pétrolier, une prise de conscience avait conduit à mieux employer les énergies dans les bâtiments neufs. Apparition de la première Réglementation thermique (RT) en 1975, qui a permis de diviser par 2 à 2,5 les consommations au mètre carré des logements construits à cette période. Puis une seconde en 1988. De nouvelles réglementations toujours plus contraignantes.
Un engagement pris lors de la signature du Protocole de Kyoto en 1997 a fortement impacté le bâtiment. Et pour cause : il est le plus pollueur. Un seul chiffre le démontre : 43 % de la consommation d’énergie finale, en France, provient du bâtiment, devant les transports et l’industrie.
La chasse au gaspi est ouverte. Réchauffement climatique oblige, il faudra diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre, d’ici à 2050, par rapport à 1990. Le chauffage représente deux tiers de ces consommations et la majeure partie des émissions de CO2 du secteur. Une urgence, confirmée par un coût des énergies fossiles en pleine flambée. Si la mesure est salutaire, elle n’est pas récente pour le bâtiment. Il faudra attendre le XXIe siècle pour connaître un autre sursaut. Entre temps, les lois Grenelle I et II, issues du très médiatique Grenelle de l’environnement, ont accéléré le mouvement.
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