RENOVATION DU LOUXOR
Une équipe de trois architectes dirigée par Philippe PUMAIN pour la rehabilitation du louxor, rescapé des cinémas d’avant-guerre.
Rare rescapé des cinémas d’avant-guerre, le Louxor est situé dans le 10ème arrondissement. Sa façade néo-égyptienne en référence à la ville de Louxor et les toitures de ce bâtiment ont été inscrites à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, par arrêté du 5 octobre 1981.
Après le succès de la lutte menée par l’Association Action Barbès dont la revendication était que la Ville rachète le Louxor et le rende à sa vocation culturelle, les Amis du Louxor, créée en février 2009 qui en sont une émanation, soutiennent le projet de réhabilitation de l’architecte Philippe PUMAIN.
La réhabilitation, dans le domaine architectural pur, se fera en équipe avec Xavier FABRE et Vincent SPELLER. Philippe PUMAIN en sera le mandataire.
L'acoustique, question centrale de ce défi architectural, a trouvé réponse dans son dessin de "boite dans la boite". Ce concept consiste à enfermer la nouvelle salle de cinéma dans l'enceinte historique du Louxor, dont les murs sont recouverts de fresques égyptiannisantes. Ces dernières – bien que cachées par une nouvelle enveloppe – pourront être restituées à tout moment à l'avenir.
Philippe PUMAIN avait fait une première présentation du projet de réhabilitation du Louxor, le 28 novembre 2008, à la mairie du 10e arrondissement. Des questions ont été soulevées : présentation des équipes qui l’entourent, l’organisation du chantier et le calendrier mais aussi les questions cruciales que sont l’insonorisation, la mise aux normes actuelles, la restitution de la grande salle et la question du façadisme.
L’installation de chantier mise en place pour les travaux de désamiantage a été déposée et il n’y a plus désormais d’amiante dans le bâtiment.
Des étapes intermédiaires avant la réouverture prévue par la Ville au printemps 2013
P. PUMAIN a rendu l’avant-projet définitif. Le permis de construire, élaboré sur la base de cet avant-projet, suivra. Une fois le permis de construire envoyé, il faut compter à peu près six mois de délai, sachant qu’ont été rencontré la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC), l’architecte des bâtiments de France (ABF), et que le travail en amont a été fait. A priori, il ne devrait pas y avoir de blocage à ce stade-là.
Les entreprises ne seront connues qu’au mois de mai 2010. Précisons aussi que nous sommes en « lots séparés » : nous n’aurons pas affaire à une entreprise générale mais à une série d’entreprises, a priori une bonne vingtaine, même si certaines peuvent répondre à plusieurs lots. Tous les corps d’état seront représentés, y compris des corps d’état très spécialisés : mosaïques, vitraux.
Les entreprises prépareront leur intervention et le chantier démarrera, normalement, à l’été 2010. Comme les travaux sont prévus pour durer plus de 2 ans, la livraison interviendra fin 2012. Il faut compter ensuite avec la levée de réserves, la prise en main de l’équipement par le futur exploitant.
Le site pose des problèmes liés aux impératifs de la vie urbaine parisienne
Problème d’accessibilité : le chantier est en site urbain dense sans véritable dégagement sur l’extérieur. Problèmes de fondations : » Nous sommes obligés de renforcer tous les mitoyens, de faire ce qu’on appelle les « reprises en sous-œuvre » car le bâtiment se trouve contre les immeubles mitoyens, d’où également les problèmes acoustiques déjà évoqués ».
Un expert est nommé par le Tribunal administratif pour toute la durée du chantier. Il vient expertiser les immeubles voisins préalablement au démarrage des travaux. Il fait un rapport qui est déposé au Tribunal. En fin de chantier, il vient constater qu’il n’y a pas eu de dégradations, de désordres. En cas d’incident en cours de chantier, il est sollicité pour venir expertiser. Cette procédure garantit l’intégrité physique des bâtiments mitoyens et voisins
Rare rescapé des cinémas d’avant-guerre, le Louxor est situé dans le 10ème arrondissement. Sa façade néo-égyptienne en référence à la ville de Louxor et les toitures de ce bâtiment ont été inscrites à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, par arrêté du 5 octobre 1981.
Cette façade est faite de mosaïques (dans un style très en vogue dans les années 20),
multicolores de la façade (bleu cobalt, noir et or), œuvre du décorateur Tibéri, dont la réalisation revient à la fabrique de céramiques Gentil & Bourdet[], implantée à Billancourt et très réputée dans les années 1920-1930. Aux motifs floraux s’ajoutent scarabées, cobras et, au-dessus de la petite terrasse, un grand disque ailé. La salle avec ses deux balcons offrait, alors, 1195 places.
Historique
Créé en 1921, le cinéma Le Louxor a projeté des films de Méliès aux films américains, en passant par le cinéma soviétique des années 1950 et les films égyptiens et hindi des années 1980. Il a accueilli Dizzy Gillespie après la guerre et Gilbert Bécaud y a fait ses débuts.
Après sa transformation en boîte de nuit dans les années 1980, il a fermé en 1987, laissé à l’abandon.
Racheté en 2003 par la Ville de Paris pour 1,3 million d’euros, sa réouverture est envisagée au printemps 2013, date à laquelle le site sera transformé en un complexe de trois salles de 600 places au total.
Mise à jour mai 2010