FICHES TECHNIQUES
LE RADON
Ce gaz radioactif provient de la désintégration de l’uranium et du radium présent naturellement dans le sol de la croûte terrestre. Sa concentration élevée est essentiellement due à la présence de sous-sols granitiques ou volcaniques, associés à l’existence de fissures dans le sol ou à sa porosité, qui en favorise la diffusion vers la surface. Il peut se répandre à l’intérieur des bâtiments.
Le radon a été reconnu comme cancérigène pulmonaire humain par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS,) depuis 1987. Ses répercussions sur la santé avaient été établies pour les mineurs d’extraction de l’uranium soumis à des expositions élevées.
A titre de précaution, les pouvoirs publics ont recensé les zones à risques, en mettant en œuvre des actions correctrices dans les zones identifiées.
On a pu observer les effets de concentration de radon dans les lieux de résidence de populations sur de longues périodes, tels les habitations, les écoles, les établissements recevant du public. L’association du radon et du tabac apparaît particulièrement nocive.
Des différentiels de pression, essentiellement le tirage thermique, la Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC), le fonctionnement de chaudières à gaz raccordées ou la présence de cheminées entraînent un mouvement d’air vertical, qui aspire le radon vers l’intérieur du bâtiment, avant de le refouler vers l’extérieur.
Les mesures retenues par le Gouvernement reprennent le seuil de 1000 bq/m3 proposé par le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France comme seuil d’alerte, en le complétant par un seuil de précaution de 400 bq/m3 *.
Une circulaire conjointe du Secrétariat d’Etat à la Santé et du secrétariat d’Etat au Logement, en date du 27 janvier 1999 adressée aux Préfets prévoit :
L’identification des zones potentiellement exposées au risque
Une campagne de mesure dans les établissements accueillant du public et particulièrement les enfants
Une information des populations par des plaquettes diffusées par la Direction Générale de l’Urbanisme, de l’habitat et de la construction (DGUHC) et la Direction de la Santé (DGS)
Des conseils techniques à destination des maîtres d’œuvre et des entreprises.
Dans la France entière, la concentration moyenne est estimée à 66 bq /m3, à partir d’une extrapolation de l’Institut de Protection de la Sécurité Nucléaire.
DIX ANS APRES 1999-2009 : l’actualité du Radon demeure
* bq : becquerel, unité de mesure en radioactivité
du nom de celui qui l’a découvert Henri BECQUEREL (1852-1908), contemporain de Pierre et Marie CURIE.
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